1870
Le guerre franco-prussienne et l’annexion de l’Alsace et de la Moselle

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1914-1918
La grande guerre

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1919-1938
L'entre-deux guerres

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1939
L'évacuation

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1940-1944
La seconde guerre mondiale

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1944-1945
Les libérations

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Les grandes dates

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1870 : Le guerre franco-prussienne et l’annexion de l’Alsace et de la Moselle

Le 19 juillet 1870, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse. Mal préparée, l'armée française souffre d'un déséquilibre d'effectif, d'armement, d'intendance. Très vite, les armées françaises sont défaites : à Wissembourg et Froeschwiller, et plus tard à Strasbourg, et en Moselle (Gravelotte, Mars la Tour, Saint-Privat…).

Puis vint la conduite condamnable de Bazaine, se laissant enfermer dans Metz et obligeant Mac Mahon à opérer une manœuvre fatale, menant à Sedan. Le 2 septembre 1870 après la défaite de Sedan, l'Empire est renversé. Quelques rares et vaillantes résistances de places fortes sont à souligner : Thionville, Bitche, Phalsbourg, Neuf-Brisach, Belfort.

L'instauration de la République n'empêchera pas la France de rendre les armes le 28 janvier 1871. L'Empire allemand est proclamé à Versailles le 26 février, et le 10 mai 1871 l'Allemagne et la France signent à Francfort-sur-le-Main, le traité de paix: l'Alsace sauf Belfort – mais agrandie de la Haute Vallée de la Bruche (Schirmeck –Saâles) et la Moselle (moins Briey, plus Sarrebourg et Château-Salins) sont cédées à l'Allemagne. C'est la première annexion, légale puisque votée par l'Assemblée Nationale française réunie à Bordeaux, et malgré les vives protestations des députés alsaciens et mosellans.

En juin 1871, les deux départements d'Alsace et de Moselle deviennent le Reichsland Elsaß Lothringen. 125 000 personnes quittent l'Alsace et la Moselle suite à la possibilité d'option prévue par le traité de Francfort. A l'issue du délai légal d'émigration, beaucoup de jeunes tentent la fuite pour échapper au service militaire dans l'armée allemande, rendu obligatoire en 1872. Les fonctionnaires et les militaires allemands arrivent en Alsace- Moselle.

L'Alsace et la Moselle vont se développer dans un nouveau cadre, l'Empire de Guillaume II et le régime bismarckien, qui investissent fortement dans les nouveaux territoires annexés. Malgré des périodes de vives protestations, l'Alsace et la Moselle connaîtront, à partir des années 1890, une phase d'apaisement. La prospérité économique, la mise en place d'une législation sociale avancée et la constitution de 1911 sont les principaux facteurs de cet apaisement.

1914-18 : LA GRANDE GUERRE

L'assassinat de l'archiduc François Ferdinand à Sarajevo le 28 juin 1914 provoque une grave crise internationale. Le lundi 3 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France. Déjà le 31 juillet, le Reichsland est soumis à l'état de guerre : libertés supprimées, réunions publiques interdites, presse censurée. Le lendemain, l'ordre de mobilisation est affiché dans toutes les communes. La dictature militaire sera totale, le rationnement drastique, les séquestrations économiques nombreuses, la répression lourde et les expulsions incessantes.

La Moselle (batailles de Sarrebourg et Morhange 18-20 août 1914) et l'Alsace subissent de terribles combats (Linge, Hartmannswillerkopf en 1915). Dans les zones de combat règne l'incompréhension: les civils alsaciens et mosellans sont suspectés par les belligérants: "Têtes de Français" pour les uns, "Prussiens" pour les autres. Certains, comme le Docteur Schweitzer, sont internés dans des camps à l'intérieur de la France. Pendant la Grande Guerre, 380 000 Alsaciens et Mosellans seront incorporés dans l'armée allemande. Pour éviter les désertions, de nombreux Alsaciens et Mosellans sont envoyés sur le front russe. D'autre part, 18 000 Alsaciens et Mosellans s'engagent dans l'Armée française.

En novembre 1918, les troupes françaises entrent en Alsace et en Moselle, dans l'allégresse générale. Le Traité de Versailles du 28 Juin 1919 réintègre l'Alsace et la Moselle dans la souveraineté française.

1919-38 : L'ENTRE-DEUX GUERRES

L'accueil fait aux troupes de la libération et les élections législatives de 1919 sont perçues comme un plébiscite en faveur de la France. Mais le « malaise » succède bientôt à l'enthousiasme.

Les difficultés linguistiques, les commissions de triage et plus tard la volonté du gouvernement français de supprimer les particularismes (bilinguisme, Concordat, acquis sociaux…) en Alsace et en Moselle va provoquer une grave crise. Ce climat favorisé la montée du mouvement autonomiste en Alsace.

Dans les années 1930, l'arrivée au pouvoir de Hitler et la dégradation de la situation internationale atténuent la crise.

1939 : L'EVACUATION

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1940-1944

La drôle de guerre
Germanisation et nazification de l'Alsace-Moselle
L'incorporation de force
Résistance - Répression – Ralliement
La répression et les camps en Alsace-Moselle
La déportation des Alsaciens et Mosellans
La Résistance des Alsaciens-Mosellans hors d'Alsace-Moselle
La guerre totale en Alsace-Moselle

 

1940 : LA DROLE DE GUERRE ET L'EFFONDREMENT DE MAI-JUIN 1940

Le 1 er septembre 1939, l'Allemagne envahit la Pologne. Aussitôt, la France mobilise ses troupes. L'évacuation totale de la zone frontalière d'Alsace et de Moselle sur une dizaine de kilomètres de profondeur est ordonnée. Plus de 600 000 Alsaciens et Mosellans sont contraints de partir, en emportant le strict minimum, laissant derrière eux maisons et biens. Ils sont dirigés vers des départements d'accueil comme la Charente, la Vienne, la Dordogne …

Cet exode durera jusqu'à juillet 1940, date à laquelle les évacués sont rapatriés par les autorités allemandes.

 

1940 : GERMANISATION ET NAZIFICATION DE L'ALSACE MOSELLE

La convention d'armistice ne précise dans aucune de ses clauses, le sort qui serait réservé à l'Alsace et à la Moselle. Pourtant, les Allemands occupent sans tarder les trois départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle et dès juillet 1940, la frontière de Francfort est rétablie. L'Alsace est rattachée au Pays de Bade et la Moselle au Gau de Sarre-Palatinat. Les deux régions sont dirigées par les Gauleiter Wagner (Alsace) et Bürckel (Moselle), dotés des pleins pouvoirs.

Très vite, ils organisent le retour des populations évacuées. Mais tous ne rentrent pas. Certains préfèrent rester en France, d'autres jugés indésirables, sont refoulés à la frontière. On estime à environ 207 000, le nombre des alsaciens et mosellans non rentrés en 1940. Parallèlement, les allemands libèrent les prisonniers de guerre originaires de ces régions.

La germanisation intervient dans tous les domaines de la vie quotidienne : il est interdit de parler français, la presse française mais aussi la monnaie et les timbres français disparaissent. Dès juillet, on germanise les enseignes des magasins et les plaques de rue, mais aussi les noms de villes et villages, les noms et prénoms, on déboulonne les statues françaises, on germanise les monuments aux morts, on supprime les associations, l'évêché de Strasbourg et de Metz, on épure les bibliothèques des ouvrages français…Toute trace française doit disparaître.

Cette germanisation passe également par l'expulsion pure et simple de tous les indésirables et de tous les éléments jugés « non germanisables » : juifs, nord-africains, asiatiques, naturalisés français puis plus largement francophiles et francophones. La Moselle perdit alors plus de 100 000 habitants et l'Alsace 35 000.

Entre le recensement de 1936 et celui de 1941, l'Alsace a perdu 11% de sa population et la Moselle 30%.

Mais les Gauleiter souhaitent davantage qu'une intégration administrative et économique des provinces au Reich. Leur but est de faire de l'Alsace et de la Moselle des territoires nazis. Aussi, le parti s'implante et les organisations quadrillent l'espace social et politique. L'appareil répressif et policier se met en place dans les territoires annexés.

La population toute entière se trouve enserrée dans le maillage nazi. Les organisations de masse embrigadent la population par âge, sexe et profession. L'enseignement, la culture, l'église ou les loisirs sont aux mains des autorités nazies.

La population est soumise aux restrictions de tous ordres. Rationnement, ramassage des ferrailles et tissus, quêtes pour le secours d'hiver et pour le front. Les interdictions et obligations sont nombreuses.

 

1942 : L'INCORPORATION DE FORCE

Après l'introduction du Reichsarbeitsdienst (RAD service du travail du Reich, qui était en fait une préparation militaire obligatoire pour les jeunes filles et garçons) en avril 1941, la population assiste à l'introduction tant redoutée du service militaire obligatoire. La vaste campagne de propagande mise en place par les nazis pour inciter l'engagement volontaire des jeunes alsaciens mosellans dans la Wehrmacht et la SS est un échec cinglant.

Les décrets du 19 août 1942 pour la Moselle et du 25 août pour l'Alsace contraignent désormais les jeunes alsaciens et mosellans à être incorporés dans l'armée Allemande. Mais préalablement, les Gauleiter doivent régler la question de la nationalité des conscrits. En Alsace, le 23 août, paraît une ordonnance qui octroie la nationalité allemande à certains alsaciens (ceux qui avaient été appelés à faire leur service militaire et ceux qui furent reconnus comme allemands), et en Moselle, Bürckel accorde la nationalité allemande à 98% des lorrains de souche rendant ainsi applicable l'ordonnance sur le service militaire obligatoire.

Dès les premiers jours, des incidents ont lieu : les conscrits ne se rendent pas aux conseils de révision ou s'y rendent mais en chantant la Marseillaise… La répression se durcit : les réfractaires sont arrêtés et leurs familles, transplantées dans le Reich (environ 10 000 mosellans et 3500 Alsaciens transplantés).

Au total, 21 classes d'âge représentant 100 000 Alsaciens et 30 000 Mosellans seront incorporées de force. La grande majorité sera envoyée sur le front russe, mais on trouvera aussi des incorporés de force dans les Balkans ou en Italie. En Alsace, certains hommes mobilisés entre février et mai 1944 ne seront pas incorporés dans la Wehrmacht mais dans les Waffen SS.

 

1942 : RESISTANCE - REPRESSION – RALLIEMENT

La situation causée par l'annexion implique qu'en Alsace et en Moselle, tout acte de résistance était immédiatement considéré comme un acte de trahison et donc puni comme tel. De plus, sous administration civile allemande, la surveillance était exercée par le double appareil de l'Etat et du Parti.

Malgré ces menaces, la population des deux territoires a toujours manifesté son attachement à la France. On continue à parler français dans la rue, dans les magasins, au travail, on chante la Marseillaise ou l'Internationale, le drapeau tricolore est hissé clandestinement sur certaines mairies, on fait des graffitis spontanés, on écoute la radio étrangère…

Progressivement, des groupes de résistance structurés et efficaces se mettent en place. Ils font de la propagande anti-nazie, du sabotage, du renseignement, collectent des armes… C'est le cas par exemple de la Main Noire ou du Groupe Adam pour l'Alsace et de l'Espoir Français ou du Groupe Mario pour la Moselle.

Dès l'annexion, c'est-à-dire après le rétablissement de la frontière de Francfort et l'établissement du cordon douanier allemand, nombreux furent les Alsaciens Mosellans habitant les localités frontalières à traverser la frontière. Mais très vite, ce geste sera accompli pour des motifs sérieux. Il s'agira d'abord de faire passer les nombreux prisonniers de guerre français évadés des Stalags allemands, puis à partir de 1941 et surtout à partir des décrets d'août 1942, de faire passer les réfractaires au RAD ou à l'incorporation de force ou les évadés.

Les groupes les plus importants sont le Groupe des Purs Sangs pour l'Alsace, le réseau Sœur Hélène et la filière de Novéant en Moselle par exemple. A côté de cette résistance, il y eut, en Alsace Moselle comme ailleurs des ralliements au régime nazi. On peut parler ici des Nanziger, anciens autonomistes et séparatistes emprisonnés par la France au début de la guerre et libérés en grande pompe par les nazis. Les Nanziger ont signé une lettre d'allégeance à Hitler et certains se sont vu confier des responsabilités au sein du régime en place. Hormis les Nanziger, on trouve aussi des adhérents au Parti, aux organisations nazies, des engagés volontaires dans la SS, la SA…

Des alsaciens mosellans dénoncent leurs voisins qu'ils soupçonnent de francophilies, de germanophobie, dénoncent des réfractaires ou leur famille…

 

1940-44 : LA REPRESSION ET LES CAMPS EN ALSACE MOSELLE

Parallèlement aux actions de la résistance, la répression se durcit en Alsace Moselle.

Le droit allemand et le code de procédure pénale sont introduits en Alsace Moselle dès 1940 et s'accompagne de la mise en place du système répressif : un camp de redressement nazi ouvre à Schirmeck dès juillet 1940 et un an plus tard les Allemands installent le Struthof dans la vallée de la Bruche. Dans les trois départements, les prisons se multiplient et on y enferme toutes les catégories d'opposants.

Après des jugements devant les tribunaux allemands, on envoie aussi les condamnés dans les prisons allemandes. On trouve en effet des Alsaciens Mosellans à Halle, Torgau… où certains seront d'ailleurs guillotinés.

Le Fort de Queuleu ouvre en Moselle en octobre 1943. 1600-1800 résistant(e)s et opposants y seront torturés pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, avant d'être tous transférés dans les camps du Struthof (pour les hommes) et de Schirmeck (pour les femmes).

 

1940 : LA DEPORTATION DES ALSACIENS MOSELLANS

Les Alsaciens Mosellans opposants politiques sont déportés. On les retrouve dans tous les camps du grand Reich. On peut citer le cas des 42 officiers alsaciens déportés à Neuengamme pour avoir refusé de prêter serment à Hitler et dont 22 sont morts là-bas, les Alsaciens Mosellans déportés au Struthof (dont les Mosellans déportés depuis le Fort de Queuleu à Metz), à Ravensbrück (338 déportés originaires de la région dont 73 ne rentreront pas), à Buchenwald (les étudiants de l'université de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand pris dans une rafle fin novembre 1943, les étudiantes seront déportées à Ravensbrück)

On a aussi déporté, depuis l'Alsace et la Moselle environ 200 homosexuels. En territoire annexé, les homosexuels alsaciens et mosellans se virent appliquer la législation allemande réprimant l'homosexualité.

La déportation des Juifs d'Alsace Moselle (juifs nés en Alsace Moselle mais aussi des juifs allemands et autrichiens réfugiés en Alsace Moselle depuis 1933) s'est principalement faite depuis la France.

En effet, depuis l'année 1940 déjà, l'Alsace et la Moselle étaient des territoires déclarés « Judenrein », c'est-à-dire épurés des juifs. Les juifs de ces territoires n'avaient soit pas été autorisés à rentrer de l'évacuation en 1940, soit expulsés la même année. Ils avaient donc vécu la guerre en France et subi le sort des juifs français (rafles, camps de transit puis la déportation). On estime à environ 1500 pour la Moselle et environ à 1200 pour l'Alsace, le nombre de juifs morts dans les camps d'extermination.

 

1940 : LA RESISTANCE DES ALSACIENS MOSELLANS HORS D'ALSACE MOSELLE

La Diaspora Alsacienne et Mosellane a été une base importante pour la résistance française et étrangère. En effet, entre les évacués non rentrés, les expulsés et les évadés, les Alsaciens Mosellans se retrouvent sur tous les fronts. On en trouve ainsi dans les maquis du Sud-Ouest, en Suisse, à Londres ou à Alger… Ils feront partie des FFI (notamment la Brigade Alsace Lorraine).

 

1943 : LA GUERRE TOTALE EN ALSACE MOSELLE

Le tournant de la guerre est pris lorsque Paulus capitule à Stalingrad le 2 février 1943. Le grand Reich est alors lancé dans la « Guerre Totale » et l'Alsace et la Lorraine avec lui. Dans la vie quotidienne, le rationnement se durcit, les réquisitions et les quêtes en faveur du front se multiplient, les interdictions et la répression s'intensifient.

La propagande devient obsédante et omniprésente contre les Bolcheviques et les alliés, contre les accapareurs et les trafiquants et aussi contre les rumeurs défaitistes. La population souffre aussi des bombardements alliés qui détruisent les installations économiques et militaires. C'est aussi l'heure de la levée en masse. Tous les hommes de 16 à 65 ans et toutes les femmes de 17 à 45 ans n'occupant pas d'emploi doivent s'inscrire dans les bureaux de travail. On incorpore de force des gens qui avaient servi dans l'armée française en 1939/40.

Les combats font rage et les pertes sont nombreuses. On ne compte plus les décès des incorporés de force alsaciens et mosellans sur le front russe. En 1944, le nombre d'heures de travail passe à 72h. Les usines et entreprise qui ne produisent pas pour la guerre totale, ainsi que les cinéma et les théâtres par exemple, sont fermés.

En septembre 44, devant l'avancée des alliés, tous les hommes disponibles de 16 à 65 ans doivent creuser des tranchées et des ouvrages anti-chars, tandis que l'évacuation de certaines localités est ordonnée. En octobre, les autorités instituent le Volksturm, sorte de milice populaire rassemblant par la force les dernières réserves en hommes (17 à 60 ans) encore disponibles. Les ralliés au pouvoir créent la Elsässische Freiheits-Front (Front de l'Alsace libre) qui s'acharne jusqu'au bout.

Mais un mois plus tard, Metz, Strasbourg et Mulhouse étaient libérées.

1944-45 : LES LIBERATIONS

Alors que Paris est libéré le 24 août 1944, il faudra attendre l'offensive alliée de novembre pour voir arriver les libérateurs. Les offensives alliées aboutissent aux libérations quasi simultanées de Metz (22 novembre), Strasbourg (23/11) par la 2 e DB, et Mulhouse par de Lattre de Tassigny (25 novembre).

La population fête l'arrivée des alliés. Les Américains libèrent la vallée de la Bruche avec les camps du Struthof et de Schirmeck, puis une partie de l'Alsace du Nord. Mais ils piétinent devant les forts de Metz, et partout la défense allemande se raidit.

Hitler ordonne l'opération « Nordwind » en Alsace et en Moselle du Nord. En janvier, les Allemands reprennent des territoires libérés ; nombreuses sont les destructions et les pertes humaines. Eisenhower ordonne l'abandon de Strasbourg (30/12). Le Général de Gaulle refuse. Les Américains s'inclinent. Strasbourg libéré tient. Mais de rudes combats se poursuivent au prix de lourdes pertes dont beaucoup de Maghrébins épuisés et transis par le froid, avec le concours des Américains, De Lattre réduit la poche de Colmar le 2 février 1945. Enfin, en mars, les Américains libèrent le Nord-Est de la Moselle et l'Alsace du Nord.

On note la présence, parmi les libérateurs, de nombreux Alsaciens et Mosellans issus de la diaspora (évacués non rentrés, expulsés, réfractaires et évadés de la Wehrmacht, engagés dans les maquis français, la Brigade Alsace Lorraine, les FFI…).



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